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DJ Wilson – Le buzz de l’été
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Lundi, 30 Août 2010 01:09
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Écrit par Kalenge
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Interviews musiques
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DJ Wilson a créé l’événement cet été en mettant sur le marché un zouk interprété par… Francis Lalanne. Le DJ/Guadeloupéen revient sur le buzz de l’été…
Ce buzz a enflé sur le net et dans la communauté antillaise jusqu’aux médias français. Ce DJ/producteur nominé en 2008 aux Kora Awards avait déjà fait parler de lui lorsqu’il invita sur un titre les artistes R&B Willy Denzey & Prodyge Crew. Grosses rotations télé, album en pôle position et un Trophée des Arts Afro-Caribéens – catégorie Meilleur Clip. Cet été, DJ Wilson a délivré deux nouveaux projets, la compilation Viens Zouker Vol 2 et son album concept Caribbean Zouk vol 2 avec le fameux titre La vi san vou de Francis Lalanne. Pour zouker.com, il revient sur ce feu qu’il a savamment attisé et qui continue de bruler de ses plus belles flammes.
Es-tu étonné de tout le buzz généré autour de ton premier extrait La Vi San Vou ? Cela ne m’a pas étonné car c’était l’effet voulu. On cherchait le buzz donc nous avons mis en place une stratégie qui a parfaitement fonctionné. Mais, au delà du buzz, nous voulions montrer que d’autres artistes en dehors des Antilles peuvent également chanter du zouk et en créole en plus. C’est en fait un grand hommage donné au zouk par des étrangers.
Annoncer tardivement que le single était interprété par Francis Lalanne faisait partie de ta stratégie ? Oui ! Tout à fait ! Début juin, j’avais balancé le titre à 300 DJs sans mettre le nom de l’interprète. Il y avait inscrit : le tube de l’été, La vi san vou. Le titre a commencé à bien tourner et les gens ont commencé à spéculer. Certains pensaient que c’était un duo Eric Virgal et Orlane qui chantaient. D’autres, Rodrigue Marcel. Beaucoup de noms circulaient dont celui de Harry Diboula. Et c’est fin juin, dans l’émission de DJ Mondésir sur MKM radio que j’ai annoncé le nom du chanteur. Et là, les gens ont été estomaqué. Et j’ai fait diffusé la version avec les noms au début. « Francis Lalanne, DJ Wilson, Caribbean zouk ». La version de l’album.
Cela signifie qu’au moment du tournage du clip, personne n’était au courant de l’implication de Lalanne sur le titre ? Non ! On est venu incognito le 17 juin en Guadeloupe. On a passé 4 jours pour tourner le clip. On voulait faire des discothèques mais on ne pouvait pas car il était important de garder le secret. Ça faisait partie du buzz.
Et le buzz a fonctionné ? Oui ! Grave ! J’ai des messages tous les jours, des interviews tout le temps. Tous les RFO m’ont appelé. Les radios, les télés. J’ai fait le JT de RFO en Guadeloupe et Francis Lalanne le JT de France 3 et France 0. Et plus que tout, les gens ont apprécié la chanson aux Antilles. Parce que des artistes de variété qui font un zouk, il y en a eu. Lorie a fait un zouk et ça n’a pas buzzé. Même Jean-Jacques Goldman en a fait un à sa façon bien sûr ainsi que bien d'autres. Je crois que les gens apprécient Francis Lalanne, sa façon d’être, son personnage. Personne n’aurait jamais pensé qu’il serait venu visiter le zouk et surtout qu’il aurait interprété le titre en créole et français. C’est le premier a l'avoir fait et bien en plus.
Justement, d’où t’es venue cette idée un peu farfelue d’inviter Lalanne sur Caribbean Zouk Volume 2 ? Au départ, je ne pensais même pas à lui. On l’avait contacté pour avoir le numéro de Laurent Voulzy. Il ne l’avait pas mais il m’a demandé la raison pour laquelle je voulais rentrer en contact avec Voulzy. Après lui avoir exposer le projet, il m’a dit que c’était tout à fait dans ses cordes et qu’il était prêt à y participer. Le soir même, j’étais chez lui, il a pris sa guitare et il a chanté un titre qu’il avait écrit pour son fils. La mélodie avait quelque chose de zouk. Quand je lui ai fait la remarque, il m’a répondu « ah bon !!!! ». Une semaine après, on est entré en studio pour faire le titre avec mon ingénieur, Dion Henderson qui est aussi le sien.
Tu as donc coaché Francis Lalanne, comment cela s’est-il passé ? Pour être clair avec toi, j’avais déjà la base musicale de La vi san vou mais il manquait l’interprète. Toutefois, le premier jet ne me convainquait pas complètement. Quand Lalanne était au studio, nous sommes arrivés au résultat que je comptais. Pour revenir à ta question, nous avons dû le coacher. Il ne va pas arriver comme ça et te lâcher un truc en créole. Il fallait qu’il comprenne les codes du zouk. Jusqu’au clip tourné en Guadeloupe. Je l’ai bien évidemment drivé avec mon équipe. Le titre a été composé par Dion Henderson et moi. Au départ, il avait écrit ses paroles en français. Je lui ai dit qu’il fallait mettre un couplet en créole. Alors il m’a répondu : « Autant tout faire en créole. » J’ai dû l’inciter à rajouter quelques paroles en français. Je pense qu’il vivait cette expérience comme un challenge. Et qu’il voulait faire plaisir aux Antillais en ne dénaturant pas le zouk. Il s’est vraiment investi tout au long de sa composition. Le pire est que je n’étais même pas étonné de sa prestation. Je savais à qui j’avais affaire.
Il est étonnant que tu ne sois pas étonné parce que Francis Lalanne n’a jamais montré un amour particulier pour le zouk. On pourrait penser à de l’opportunisme. Car il me semble qu’actuellement ses disques ne se vendent pas. Alors, s’il peut devenir l’artiste zouk de l’été 2010… Il ne faut pas voir les choses comme ça. J’ai lu ça sur le net. Il s’est passé la même chose lorsque j’ai travaillé avec Willy Denzey. Ni Willy, Ni Francis sont des opportunistes. Ils ne font pas cela pour soi-disant relancer leur carrière. Au départ, je voulais un artiste de variété française pour poser sur mon album concept Caribbean Zouk. L’idée n’est pas venue de Francis. Quand Francis m’a donné son accord, j’ai appelé Franky Vincent qui m’a dit : « Vas-y ! Fonce ! C'est du bon pour la communauté » Il était hors de question de composer un zouk spécial parce qu’il était destiné à Francis Lalanne. Du genre formaté que pour la population française. Et sur ça, nous étions tous les deux d’accord. C’est pour cela que ça a bien fonctionné. Pour moi, Francis est un véritable touche à tout. Un vrai artiste qui peut faire du reggae, du rap, de la musique africaine, de la salsa. Il n’a pas peur de s’aventurer en dehors de la variété française. Il s'adapte en fonction de l'univers musicale qu'il doit travailler.

Ce buzz t’a-t-il permis de vendre plus de CDs ? Bien sûr que oui. Mon but n’est pas la gloire mais de travailler pour la communauté. Faire poser Willy Denzey ou Francis Lalanne sur un titre zouk ouvre des portes à cette musique. Par leur biais, on amène d’autres personnes à écouter du zouk et surtout l'acheter. Au lieu de vendre 2 000 albums, on peut arriver à 5 000 minimum grâce au public de Francis Lalanne ou celui de Willy Denzey. Pour le moment, Caribbean Zouk n’est disponible que dans les magasins communautaires (Debs Music à Barbès, Moradisc à Sarcelles et St Denis, Disc Center…), aux Antilles, sur les magasins en ligne et mon site www.wilsoundproductions.com. A partir d’octobre, il sera disponible à la FNAC. Je pense aussi qu’outre le titre avec Francis Lalanne, le tracklisting a séduit un large public. Il est composé de 15 titres inédits interprétés par d’excellents artistes dans des situations peu communes.
Peu communes… Oui ! Par exemple, Tanya St Val chante sur un titre zouk soca un peu à l’ancienne avec Jamadom. On n’a pas l’habitude de l’entendre sur ce type de registre. Pareil pour Harry Diboula avec Little Espion qui fait du reggae /dancehall local. Vincenzo de Psy4 de la Rime pose sur reggaeton. Il y a aussi Perle Lama et LS , Kaysha et Lynnsha, Misié GG et Nesly, Leila Chicot, C-sheyn qui chante pour la première fois du zouk, Kamnouze en featuring avec Nichols, un soca avec Dion Henderson et Nels, Matt Houston sur du R&B zouk. Que des situations inédites ! C’est cela aussi qui a séduit le public.
Tu as donné une suite à Viens zouker Vol 1, compile qui t’avait d’ailleurs permis de recevoir un Trophée de la meilleure compilation et Meilleure vente 2009 ? En effet ! Viens zouker vol 2 est un double CD/DVD. DJ David mixe la partie vidéo ; et moi les tubes du moment (de Tanya St Val à Perle Lama, Njie, Nichols…) En plus, il y a 6 inédits interprétés par des nouveaux talents qui sont Harmony, Mike Lubino, Meguy, Kenny T & Niyah, Norman, Sean Chris et Euridees. Il est important de créer des concepts innovants. Quand tu regardes mon parcours musical, tous mes albums sont différents. Mêmes les albums que j’ai faits pour des artistes solos comme Marvin ou Kenedy en co-prod avec Deejay Slam. Tout est différent. Il n’y a rien qui se ressemble. Il y a la couleur DJ Wilson. Viens Zouker et Caribbean Zouk ne viennent pas déroger à la règle.
Le mot de la fin ? Je remercie le site zouker.com de m'avoir inviter à faire cet interview et je dirai à chaque lecteurs de prendre conscience de la réalité de la crise du disque et de ne pas arrêter d'acheter les albums de vos artistes préférés et d’aller les applaudir quand ils ont des shows car c'est toi, Public, qui nous permet d’exister aujourd’hui. Merci.
Interview : Kalenge TAFIAL Photo DJ Wilson aux TAAC : Ernst St Aubin
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Mis à jour ( Mercredi, 01 Septembre 2010 11:12 )
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Rafya & Kenzy - Dancehall Bros
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Lundi, 04 Octobre 2010 22:19
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Écrit par Kalenge
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Reportages musique
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Avec quelques tubes à son actif, Rafya et Kenzy est le duo dancehall le plus en vue des Antilles. Après un second opus Show Dem – Non Stop paru en 2007, les deux frères délivrent Esansyel/Eclektik, un maxi 14 titres peu commun. Rec.
Vous avez décidé de lier votre destin musical mais pour ce maxi EP, vous vous exprimez séparément. En effet, Esansyel/Eclektik est composé de 7 titres de Rafya et 7 titres de Kenzy. Pourquoi ce choix ?
Tout d’abord bonjour et merci pour cette interview. Et bien oui, notre destin est lié car nous sommes frères mais nous n’avons pas envie d’être comme ces duos où l’un ne peut exister sans l’autre ou chanter sur scène sans l’autre. C’est un binôme dans lequel chaque entité a sa particularité, ses goûts, ses envies et son jardin secret, qui pour le coup s’exprime sous forme d’un mini opus de 7titres.
Chipotons un peu ! En 2008 sortait votre opus Show Dem Non Stop composé de 18 titres. Alors qu'on pourrait très bien percevoir Esansyel/Eclektik comme votre second album car il contient 14 morceaux. Et pourtant, il est défini comme un double maxi. Pourquoi ? Quel est le concept de ce CD ? Nous dirons que le choix de ce format s’est imposé de lui-même. A travers ce « double maxi », nous avons réellement voulu offrir un projet « atypique » à notre public. Nous collaborons ensemble depuis maintenant près de 5 ans et nous avons ressenti le besoin de mettre en avant l’univers qui nous était propre tout en souhaitant réaliser une sortie commune…Rafya & Kenzy reste toujours Rafya & Kenzy…Afin de répondre à cette problématique, nous avons donc pensé au format « double maxi ».
Cette formule est-elle un pas vers vos albums solos ?
Non, nous n’avons pas d’envie d’album solo. En réalité, nous sommes vraiment proches et si l’un d’entre nous tentait l’aventure du solo, il s’en référait toujours à l’autre afin de valider implicitement ses choix. Lol. Donc cela reviendrait au même.
Cet opus se démarque par une production acoustique. On est à mille lieues de votre succès Come Back. Comment expliquez-vous cette évolution artistique ? Nous vivons pleinement les courants musicaux et nos envies. Au moment de Come Back, nous étions dans une période de renouveau du dancehall underground. Tout le monde bouillonnait, il y avait des sound-systems partout. Une espèce de rage et de compétition saine emplissait l’atmosphère. L’instrumentale est arrivée à point nommé. On a juste mis cette excitation sur papier. Aujourd’hui, nous avons mûri et il n’en reste pas moins que bien qu’étant frères, nous avons des goûts musicaux différents mais qui tendent toujours vers l’éclectisme. Et au-delà de tout cela, nous faisons toujours ce que nous aimons. On se fait plaisir avant tout. C’est pourquoi le double maxi a cette saveur acoustique. Mais la rage des débuts est toujours intacte et prête à jaillir. Lol.

Quels sont les artistes qui vous ont le plus influencés ?
La liste est longue, mais nous dirons que nous avons forgé notre style et notre identité musicale en tentant de faire un mélange de la vibe des jamaïcains et du phrasé du rap français. Donc pour les citer, on dira Sizzla, Jah Mason, Capleton, Vybz kartel, associés à Lunatic, NTM, IAM, Ärsenik. Cela fait vraiment un tout.
Pourquoi avoir convié Ezy Kennenga et Missiè Sadik sur votre double maxi ? A la base, nous voulions faire deux fois sept titres avec que des morceaux en solo. Et puis l’on s’est dit que quitte à se faire plaisir autant y aller à fond. Nous avons donc invité des artistes coup de cœur. Rafya avait ce featuring en suspens depuis pas mal de temps et il était très compliqué de faire coïncider les deux emplois du temps. Kenzy, quant à lui, a commencé à écrire ce morceau Frè é Sè et a fait la rencontre de E.Sy quelques temps plus tard. Ce fut le déclic, il lui fallait inviter ce dernier sur son maxi parce que le courant était vraiment bien passé et puis le thème et les origines de E.sy s’y prêtaient à merveille.
Votre méga tube Nou Ka Pran Pié là était interprété avec Admiral T dont vous êtes proche. Pourquoi n'intervient-il pas dans ce nouveau projet ? Oui, nous avons gardé un très bon contact avec Admiral. Quand nous nous rencontrons, nous parlons un peu de musique et beaucoup d’autres choses. Quand nous nous sommes lancés dans l’aventure des maxis, nous n’avions pas l’envie de faire de collaborations. Et puis elles se sont imposées d’elles-mêmes. Ce n’était pas calculé. Nous retravaillerons sans aucun doute sur d’autres projets.
Qui sont les concepteurs musicaux de ce projet ? Les concepteurs musicaux, que l’on ne cessera de remercier pour leur talent, leur professionnalisme et leur sérieux sont les suivants : Phantom X, Mister Leo, Beatheaven, Nogar, Skyman , Med Shyze. Certains travaillent avec nous depuis un bon bout de temps et d’autres sont des issus de rencontres fortuites. Nous essayons autant que possible de rencontrer des compositeurs nouveaux. Cela permet d’élargir les sonorités et de s’offrir le luxe du choix.
Il y a quelque temps disparaissait Patrick Saint-Eloi, que représentait-il pour vous ?
PSE ? Un Monument de la musique antillaise… Quel que soit le style musical, nous avons une réelle affinité pour les belles sonorités et pour les chansons à texte. Patrick Saint Eloi rassemblait tout cela dans sa musique. Il était l’un des derniers à faire le zouk qui nous plait (même si on ne peut pas le limiter à un chanteur de « zouk », c’était bien plus que cela). Sa disparition nous a beaucoup affecté et avec lui, la musique guadeloupéenne et antillaise en général perd l’un de ses plus grands représentants. Il va nous manquer…
Dans le CD, il y a qu'un titre en français intitulé Idylle. Il y est question d'un amour impossible entre un Martiniquais et une Arabe. Rafya, peux-tu nous expliquer ce qui a motivé l'écriture de cette chanson ?
Idylle m’a été inspiré d’un reportage que j’ai vu un soir à la tv (et oui, l’inspiration vient de partout). Dans ce reportage, il était question de la vie en cité et notamment des différentes cultures que l’on pouvait y trouver. Dans un des passages, il y avait une interview des jeunes de ce quartier et on leur demandait comment ils appréhendaient leur vie sentimentale…et là, le journaliste s’est rendu compte que par défaut, chacun se retournait vers quelqu’un ou « quelqu’une » de même origine par peur des commentaires mais surtout du jugement de sa famille. Le lendemain, j’écrivais Idylle…
Dans Pou Ayen que vous avez d'ailleurs clipper, Rafya aborde le thème de la délinquance. Dans votre bio, il est écrit qu'il existe en Guadeloupe des rivalités portant sur des couleurs de gang. La réalité de la violence sur votre île est-elle similaire à celle des ghettos de Los Angeles ? Je ne sais pas si elle est similaire mais elle existe...Nous avons très souvent été influencé par ce qui pouvait provenir des Etats-Unis…Dans le bon comme le moins bon…Il y a toujours eu des rivalités entre quartiers chauds, ce n’est pas nouveau. La différence aujourd’hui est qu’à travers une couleur, on sait tout de suite d’où tu viens et donc les risques d’affrontement ou de règlement de compte sont augmentés. En ce qui nous concerne, on ne cessera pas de dire ce que l’on voit et ce que l’on pense, surtout quand cette violence a déjà coûté la vie à certains de nos proches…Si un titre comme Pou ayen peut faire réfléchir ne serait-ce que l’un d’entre eux…C’est déjà ça !
Cela fait un moment que vous êtes dans la place, pouvez-vous citer quelques jeunes talents du dancehall antillais à surveiller de près ? La scène musicale antillaise est en pleine ébullition. De grands talents sont en pleine émergence. Il y a un nom qui selon nous est révélateur de potentiel musical indéniable : Swé . Cette jeune chanteuse est douée. Elle a des textes touchants et est dotée d’un humanisme qui se ressent dans ses œuvres. Ceci dit, on a surtout croisé des jeunes compositeurs ayant un don certain. On constate une vague créative à ce niveau, davantage que de chanteurs.
Interview : Kalenge TAFIAL
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Mis à jour ( Jeudi, 21 Octobre 2010 05:13 )
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L'incroyable parcours de Donnie Mc Clurkin
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Mercredi, 27 Octobre 2010 14:23
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Écrit par Kalenge
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Reportages musique
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Donnie Mc Clurkin a côtoyé les plus grands, d’Oprah Winfrey à Beyoncé Knowles. La star du gospel U.S. pose ses valises le temps d’une soirée, le 6 novembre 2010 au Théâtre du Châtelet avec Total Praise à ses côtés. En préambule, un showcase à la FNAC Ternes le 4 novembre prochain.
Un concert de Donnie Mc Clurkin en France est un événement d’envergure car jamais cet artiste incontournable du gospel moderne ne s’est produit dans l’Hexagone. Le 6 novembre 2010, l'icône du gospel U.S. sera présent sur la scène du Théâtre du Châtelet, et ce à l'occasion du Gospel Festival de Paris. Il sera assisté de la fameuse chorale Total Praise (Kirk Franklin, Byron Cage...) Ce moment aurait pu ne jamais avoir lieu car il y a quelques années, il avait déclaré vouloir arrêter la musique. Mais imaginait-il Ô combien cette décision serait difficile à tenir. Après cinq ans d’absence, l’icône du gospel moderne brise le sceau du silence avec un nouvel opus en 2009 titré We All Are One (Live In Detroit). Et pour l’épauler dans ce nouveau challenge, il a fait appel à des chanteuses très talentueuses dont le renom a également traversé les frontières américaines. Il s’agit de CeCe Winans, Yolanda Adams, Mary Mary et Karen Clark Sheard.
Malgré l’appellation Live dans le titre, We All Are One est plutôt un recueil de 13 chansons enregistrées dans les conditions du live. A l’instar de Kirk Franklin, même si cet album reste une fantastique illustration de ce que le gospel contemporain peut produire de meilleur, Donnie Mc Clurkin s’autorise quelques libertés artistiques. « Pour le titre I Choose To Be Dancin, nous avons utilisé des guitares hard rock et des cordes tout en gardant la section rythmique urbaine. Asaph Ward, un des plus grands producteurs de musique gospel, et moi avons intégré dans We All Are One un beat World pour unir les masses. A la fin de la chanson, la voix des adultes se fonde dans celle des enfants. » Magnifique ! Il poursuit : « Une des chansons de l’album, All We Ask est basée sur trois histoires. Le premier couplet parle d’un jeune homme qui est venu me voir car il ne trouvait pas sa place dans la vie. Le second est sur mon histoire personnelle et le dernier est sur ma grande sœur, Olivia, qui se mourait à l'heure que j'ai écrit cettechanson. Depuis, ma sœur est décédée. Je n’ai pas eu la force de la chanter alors je me suis tourné vers mes choristes qui sont avec moi depuis mes débuts pour le faire.» Le drame, parfois sordide, est malheureusement une composante de la vie de Donnie Mc Clurkin.
Sa foi et son amour pour la musique l'aident à traverser les terribles épreuves de la vie
Né le 9 novembre 1959 à Amityville, Donnie Mc Clurkin grandit dans une famille en proie à la violence domestique et à la drogue. A l’âge de 8 ans, il perd son frère tué par un chauffard et la nuit de l’enterrement, il est violé par son oncle. Cinq ans plus tard, c’est le fils de ce dernier qui abusera sexuellement de lui. L’avenir semble bien sombre pour le jeune Donnie. Pourtant, dans ce monde de ténèbres luit au loin une lumière salvatrice. Sa tante. Elle introduit son neveu auprès du grand maître du gospel. Cette rencontre changera sa vie. Il intègre une chorale en tant que pianiste avant de créer son propre groupe, Les Mc Clurkin Singers puis le New York Restoration Choir. Mais, le malheur continue à s’acharner sur lui et à l’âge de 31 ans, l’infortuné apprend qu’il est atteint de leucémie. Ne se laissant pas abattre, il affronte la maladie avec comme alliés sa foi et son amour invétéré pour la musique.
En 1996 paraît son premier album éponyme produit par de grands noms tels que Mark Kibble de Take 6 et son mentor Andrae Crouch. Les critiques sont dithyrambiques. Même la grande prêtresse de l’Entertainment, Oprah Winfrey succombe aux charmes incontestables de cet opus boosté par le single Stand. Elle invite son interprète sur son plateau, ce qui aura un effet salvateur sur les ventes de l’album. Donnie Mc Clurkin obtient son premier disque d’or. Sa nouvelle carrière dans la chanson débute sous les meilleurs auspices. Et le meilleur reste encore à venir. Ses disques suivants sont platines et l’artiste croule désormais sous les récompenses : trois Grammy Award, deux Soul Train Award, deux BET Award, un NAACP Image Award pour l’ensemble de son œuvre. We Are All One ne déroge pas à la règle puisqu’il s’écoule à plus de 2 millions d’exemplaires. Icône du gospel moderne et de la musique américaine, Donnie Mc Clurkin est courtisé par tous. Il fait de nombreuses apparitions à la télévision, dans des séries et même dans des films comme The Fighting Temptations avec Beyoncé Knowles et Cuba Gooding Jr. On le sollicite pour l’écriture et l’interprétation de deux titres pour le dessin animé de chez Disney, Le Prince d’Egypte. En 2004, il chante à la convention nationale républicain et devait chanter pour le sénateur Barack Obama lors de la campagne présidentielle de 2008.
Donnie Mc Clurkin se produira donc le 4 novembre prochain à la FNAC Ternes pour un showcase et surtout pour deux représentations au Théâtre du Châtelet (17h & 21 h) le samedi 6 novembre. Il sera assisté de Total Praise. Créé en 2001, cette chorale a eu le privilège d’accompagner les plus grands artistes du gospel américain. Parmi eux, Bebe Winans, Richard Smallwood, Marvin Sapp et Kirk Franklin. D’ailleurs, ce dernier ne tarit pas d’éloges pour cet ensemble. Les plus grandes salles de Paris ont frémi sous l’assaut conjugué des 180 chanteurs et musiciens qui compose cette formation. Sa directrice artistique, Isabelle Voitier, s’est illustré auprès de Barbara Kendricks, Jessye Norman, Johnny Hallyday, Céline Dion, Lara Fabian, Charles Aznavour... et sur des événements d’envergures tels que Le Roi Lion et Gospel pour 100 voix ainsi que des émissions comme Les Années Twist et Les Années Tube de Jean-Pierre Foucault. Nul doute que Donnie Mc Clurkin sera entre de bonnes mains lors de son séjour parisien.
Texte : Kalenge
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Mis à jour ( Mercredi, 27 Octobre 2010 14:54 )
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Billetterie en ligne !
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Mardi, 22 Mars 2011 13:08
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Écrit par zouker
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Reportages sorties
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Zouker.com lance son service de billetterie en ligne !
Cette fonctionnalité nouvelle permet aux organisateurs de soirées de créer leur billetterie directement sur Zouker.com et aux spectateurs d’acheter leurs places en ligne, sur le site.
Ce service est lancé en partenariat avec Moxity, spécialiste des solutions de billetterie sur Internet.
Comment ça marche ?
Nous avons pensé le service pour qu'il soit le plus simple et le plus rapide possible à utiliser. A la fois pour les organisateurs d'événements mais aussi pour les spectateurs qui veulent acheter leurs préventes.
Pour les organisateurs, c'est facile : rien ne change ...ou presque. Ils continuent à annoncer leurs événements avec le formulaire classique sur le site. Pour ouvrir une billetterie, il suffit de se laisser guider simplement jusqu’à l’étape "billetterie ». Pour chaque catégorie de billets (Tarif plein, tarif réduit par exemple) on doit donner un prix et une quantité de places à vendre. Une fois que les informations sont validées, les billets sont en vente ! A tout moment l’organisateur de l’événement peut fermer la billetterie, ajouter ou enlever des places à vendre et avoir accès à la liste des spectateurs.
Quand la billetterie est activée, un bouton "Achetez vos places" est visible sur la page de l'événement pour les spectateurs. Ils n'ont alors qu'à entrer leur nom, prénom et adresse e-mail. Le paiement se fait par carte-bleue, sur le site Zouker.com et les billets sont envoyés par mail.
Les billets sont imprimés à domicile et nominatifs. A l'entrée de l'événement l'organisateur vérifie que le nom des spectateurs est bien sur la liste envoyée automatiquement par Zouker. Les billets sont sécurisés avec un numéro unique. Pour les événements avec de nombreux spectateurs, des lecteurs de code barres peuvent être fournis sur demande.
Comment s'inscrire ?
Aucune inscription supplémentaire n'est nécessaire, ni pour ceux qui mettent les événements en ligne ni pour ceux qui achètent les billets. Il n’est pas besoin de créer un compte supplémentaire. Pour ouvrir une billetterie, il suffit d’être membre de Zouker.com. Pour acheter une place, les spectateurs n'ont même pas besoin d'être membres de Moxity ni de Zouker.com.
Si vous ouvrez une billetterie, n'oubliez quand même pas de donner votre RIB ! C’est par virement que nous vous reversons le produit de vos ventes.
Combien ça coute ?
Ouvrir une billetterie sur Zouker.com ne coute rien aux organisateurs. Le service ne perçoit qu'une commission sur les billets vendus, cette commission est la plus basse du marché : 2,5 % avec un minimum de 95 centimes. Vous ne payez que si vous vendez ! Bon à savoir : pour les billets gratuit, il n'y a aucune commission.
Au moment de créer une billetterie, le site demande un RIB. Deux jours après l'événement, le montant des ventes est reversé par virement sur ce compte et le site vous enverra une facture. Les commissions seront retenues à la source, il n’y a donc aucune démarche à faire, aucune paperasse à remplir.
Parfait ! …mais en cas de problème ?
Le module de billetterie est très simple d'utilisation. Les organisateurs peuvent à tout moment contrôler eux-mêmes votre billetterie en ligne. En cas de problème, l’équipe de Moxity est joignable par téléphone ou par mail à l'adresse :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
. Un changement d'horaire, une annulation ou une demande de remboursement d'une place ? Aucun problème, ces opérations sont gérées quotidiennement par leurs équipes.
J'ai encore une question...
N'hésitez pas à appeler Moxity au 01 53 83 99 90 ou à écrire au mail
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Mis à jour ( Mardi, 22 Mars 2011 13:37 )
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