Le 19 mai 2010 aura lieu au Stade Charlety à Paris le World Charity Soccer dont le but est de récolter des fonds pour Haïti. Son instigateur n’est qu’autre que le footballeur Wagneau Eloi, qui avait remplacé en 1999 Thierry Henry à Monaco. Le jeune retraité de 36 ans nous parle de ce magnifique événement.
Zouker.com : Avant tout, parle-nous un peu de ton parcours ? Wagneau Eloi : Je suis arrivé à Paris, Porte de la Chapelle, à l’âge de 9 ans. J’étais formé à Lens puis j’ai intégré l’équipe de Monaco avec qui j’ai eu deux titres de champion de France. Ca fait quelques années que j’ai arrêté pour cause de lassitude, de blessures, de ras le bol psychologique. J’ai aussi eu l’opportunité d’entraîner l’équipe nationale de Haïti.
Zouker.com : Tu es donc retourné à Haïti 25 ans après y être parti. Comment as-tu vécu ce retour au pays natal ? Wagneau Eloi : C’était un vrai choc. Beaucoup de choses m’ont interpellé. Comment peux-t-on laisser notre pays comme ça ? Comment est-ce possible ? Il est impératif que chacun à son niveau apporte sa petite contribution. Je n’ai pas attendu le 12 janvier 2010 pour prendre conscience des immenses besoins de Haïti. C’est un pays constamment en souffrance, en détresse et il faut l’aider par n’importe quel moyen. Pas se poser de questions, juste aider… Je pense aux enfants, à leur éducation, à leur donner la possibilité de s’épanouir pour que dans le futur, ils puissent à leur tour permettre au pays de s’en sortir. Tous les haïtiens n’ont pas eu la chance que j’ai eu de pouvoir quitter le pays pour réussir en France. Toutefois, ça a été une chance pour moi d’avoir grandi à Haïti parce que ça m’a permis de vivre certaines choses.
Zouker.com : Quelles choses ? Wagneau Eloi : La faim. Il m’est arrivé de pleurer parce que j’avais faim, parce que je n’avais pas mangé pendant toute une journée. Il faut savoir qu’à cette époque, la vie était plus ou moins douce alors j’imagine maintenant.
Zouker.com : Tu as déclaré ne pas avoir attendu le 12 janvier 2010 pour œuvrer pour Haïti, qu’as-tu fait ? Wagneau Eloi : Par exemple, il y a un an, j’ai organisé un concert à Miami. L’élan de générosité qu’il a eu après la catastrophe a été très sincère et légitime. Toutefois, j’ai l’impression que l’effet de mode s’est plus ou moins dissipé. Le pays a besoin de beaucoup de choses. C’est pour cela que je lance un appel à toutes les communautés. On n’entend plus parler alors que le plus dur reste à venir. Ceux qui s’en sont sortis indemne de la catastrophe sont traumatisés. Et je parle en connaissance de cause de ce traumatisme parce que des membres de ma famille l’ont subi, ensevelis sous des pierres sans savoir s’ils vont s’en sortir, sans avoir à manger, à boire, avec la mort à leurs côtés. Le traumatisme est vraiment réel. Les gens doivent se reconstruire… Je suis tenté de dire que le Word Charity Soccer est un petit événement qui ne va pas rapporter des millions mais le peu que ça rapportera aidera le pays. J’encourage toutes les personnes qui veulent faire des manifestations pour récolter des fonds à le faire, que ce soit dans le domaine sportif, culturel ou artistique, il faut le faire. Ça peut aider à sauver des vies, à réparer des vies. je ne parle pas même pas de l’aspect matériel, juste de l’être humain.
Zouker.com : A quoi servira l’argent récolté ? Wagneau Eloi : La recette sera reversée dans son intégralité à l’association Nos petits frères et sœurs pour reconstruire leur orphelinat qui a été détruit et bâtir un hôpital pour soigner les enfants malades et amputés. Je doute que la recette suffise, c’est pour cela qu’il faut multiplier ce genre d’initiative.
Zouker.com : Comment se déroulera la journée du 19 mai 2010 ? Wagneau Eloi : Le stade Charlety ouvre ses portes à 17 heures. Il y aura un village haïtien représentant toute la culture haïtienne (gastronomie, artisanat...), des galas, des animations, un match avec des personnalités issues du monde du football et de la musique. Zouker.com : Quelles sont les personnalités présentes ? Wagneau Eloi : De confimé pour le moment dans le domaine de la musique, il y a le Collectif Passi avec notamment Lynnsha et les Nèg Marons qui vont nous faire l’honneur de nous interpréter la chanson Un geste pour Haïti ; un collectif africain avec les plus grands chanteurs du continent exprimant dans le titre Haïti Debout et dans leurs langues respectives leur soutien pour Haïti ; les Gibson Brothers, Alibi Montana qui est haïtien d’origine, Rachid Taha, Rohff, Singuila, Sinik, Jesse Matador, Lord Kossity. Ce dernier a écrit avec son collectif un morceau pour Haïti et a participé au concert que j’avais organisé à Miami en 2009. Et pleins d’autres artistes comme Stomy Bugsy et Doc Gynéco qui sont des amis d’enfance. Le comique Patson mettra l’ambiance tandis que Jean-Pierre Paoli, le speaker du Stade de France, s’occupera de tout ce qui a attrait au football.
Zouker.com : Justement concernant le football, quels joueurs seront présents ? Wagneau Eloi : Beaucoup ont répondu présent et je risque malheureusement d’en oublier. Il y aura des anciens du PSG comme Pierre Fanfan, Laurent Robert, Tony Vairelles, Vikash Dhorasoo, Bernard Lama. Robert Pirès a confirmé sa présence. Tout comme Loïc Remy, Diomède, Steve Marley d’ailleurs. Il y aura des joueurs à la retraite, des jeunes. On aura un beau plateau. Ce sera un beau spectacle, un jour de fête. Zouker.com : Pourquoi le choix du Mercredi ? Wagneau Eloi : Le samedi et le dimanche, ce n’était pas possible parce que le dernier match de championnat est le 16 mai. Après c’est les vacances, difficile de garder les joueurs une semaine car sitôt la saison terminée, ils partent. En sachant qu’il y aura la finale de la Champion League le 23, que l’équipe de France doit préparer le Mondial, on a opté pour le mercredi qui est le jour des enfants. Il faut que tout le monde soit présent pour que Haïti ne tombe pas dans l’oubli parce que le but de ces événements est de lutter contre l’oubli et de récolter de l’argent pour aider à la reconstruction du pays. Info : www.worldcharitysoccer.com
Rendez-vous à Music Expo, pour une édition encore plus folle ! L'événenement incontournable pour tous les passionnés de musique réouvre ses portes les 1 et 2 octobre 2011 à Porte de Versailles.
Pendant deux jours, rencontre les artistes et assiste aux showcases de Joachim Garraud, Joyce Jonathan, Colonel Reyel, Elisa Tovati, Big Ali, Marysa, Marvin, Singuila, Gary Fico, Jean-Roch, Melissa Mars, Sefyu, Quentin Mosimann, Mister You, Leslie, PZK, Jessy Matador, Krys, Lorenz, Gage Et bien d'autres encore !! Artistes, mode, labels, instruments, médias, jeux, écoles... Tout est réuni autour d'un seul et même endroit. L'occasion de profiter de dédicaces, animations, expositions, concerts, ateliers, castings musique... Music Expo, c'est l'événement de la rentrée à ne pas manquer !
Billet 1 jour Samedi 1er octobre: de 11h à 22h : 7 € Billet 1 jour Dimanche 2 octobre : de 11h à 20h : 5 € Billet 2 jours : 10 €
Sorti de l’ombre depuis 2006, Samuel Placide est en passe de devenir une des valeurs sûres de la musique caribéenne. Auteur de tubes zouk comme Les Couleurs de l’amour de Christelle Rosette et Je crie ton nom de Moïz, ce sympathique auteur/compositeur/interprète a imposé dans les hit parades créoles sa définition du zouk-kompa. Et ce, grâce à des titres fédérateurs mêlant critique sociale et humour tels que Krédi sé frè sézi, Famn ka koumandé, Gwo pwel la ka manjé mwen ou Ou ké rentré à pié. L’arrivée sur nos petits écrans de son dernier clip Sa rivé mwen (I pend’ an do mwen) nous offre l’opportunité d’une rencontre avec cet artiste dont le talent est à la hauteur de son humilité. C’est au milieu de ses machines (PC, expandeurs, claviers) que, du haut de son mètre quatre-vingt quatorze, Samuel Placide a eu la gentillesse de répondre aux questions de Zouker.com
Zouker.com : Lors de notre première rencontre à la Foire de Paris en 2010, tu as tenu des propos assez surprenants pour un artiste de zouk-kompa. Alors que la plupart des musiciens parlent avant tout de leur art, toi, ton sujet de prédilection est le business dans la musique et l’importance de l’image, pourquoi ? Samuel Placide : La communication est importante car, étant donné que j’ai commencé à chanter sur des compiles, les gens ne mettaient pas de visage sur les titres que j’interprétais. Par exemple, Krédi sé frè sézi a été intégré au tracklisting de la compilation Kompa 100 Limit. Accueil super intéressant, super bon. Les gens ont rapidement adhéré au morceau. Toutefois, ils pensaient que l’interprète était haïtien. Certes, je suis né à St Joseph en Martinique et non, St Joseph en Haïti. (Rires). J’ai également appris que ce titre avait été repris par des groupes haïtiens aux Etats-Unis. Donc, tout prêtait à confusion.
Tu souffrais vraiment d’un problème d’image…
Souffrir, le mot est un peu fort. Je dirais qu’il fallait mettre l’accent sur la communication car je connaissais un manque à ce niveau. Autre exemple, Gwo pwel la ka manjé mwen. Énorme carton en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Europe… Pour certaines personnes, ce titre était chanté par Jean-Luc Guanel, artiste que j’apprécie beaucoup. C’est en allant aux Antilles qu’ils ont su qui était le véritable interprète de cette chanson. C’est pour cela que j’ai mis ces deux titres dans mon album et que j’ai décidé de faire un vrai travail de communication en contactant les médias, les patrons de radio, les DJ’s… Comme je manque cruellement d’expérience dans le domaine de la communication, j’ai fait appel à des professionnels afin d’optimiser au maximum la visibilité de mon travail.
France Antilles TV, un hebdo TV à gros tirage aux Antilles, t’a mis en couverture l’année dernière, cela a-t-il aidé le public à mieux de connaître ? Ça m'a énormément aidé et surtout cela a permis aux gens d'avoir les infos qu'ils n'avaient pas les années précédentes. Une couverture de France Antilles, ce n'est pas tous les jours que ça seprésente. Et cela a été possible grâce à Mathurin Mayoulika, un grand professionnel du journalisme en Martinique, les hautes instances du magazine et ma conseillère en communication, Alexandra Chérubin-Jeannette. Cette couverture m’a ouvert quelques portes. En tout cas, grâce à elle, je suis désormais identifiable par le public antillais.
Même si ton album est paru l’année dernière, tu n’es pas un novice dans le milieu de la musique… En effet ! Je n'ai pas composé 10 000 morceaux mais j’ai contribué à l’écriture de quelques tubes zouk.
2003 a d’ailleurs été une bonne année pour toi ?
Oui très bonne ! J’ai composé la musique de Les Couleurs de l’amour de Christelle Rosette. Gros tube. Peggy Bajal a écrit le texte. L’histoire de Je crie ton nom est un peu singulière. A cette époque, je travaillais mes titres sur Atari. Moïz m’a aidé à passer sur PC. Je n’avais alors aucune connaissance de ce qu’était une carte son ou de comment installer un programme. Un jour, il m’a déclaré vouloir sortir un album. Je lui ai fait écouter une de mes compositions. Il a craqué dessus. Ainsi est né le tube Je crie ton nom qui a permis à Moïz d’être une grosse vedette du zouk en Afrique.
Ces deux titres étaient destinés à ton album…
Oui, c’est vrai ! Je commençais à travailler sur mon album solo. Auparavant, j’avais également composé pour des artistes comme Tina, Hervé Dachard, Peggy, bien sûr, Didier. Pour ce dernier, j’avais composé Ma Destinée, un titre qui a superbement bien marché à La Réunion. Je n’ai pas fait énormément de choses dans le zouk mais ma maigre contribution à cette musique a attiré un peu l’attention. Il y a des gens qui m’ont permis de réaliser cela, notamment Peggy Bajal et Steve Pierre-Louis, mes premiers producteurs. Nous avons cessé notre collaboration mais ça reste des gens qui m'ont permis d'être là où je suis en partie.
Malgré le succès rencontrés par ces deux titres, tu as attendu sept ans pour sortir ton album, pourquoi ? Parce que je n’étais pas encore prêt.
A partir de quel moment, tu t’es senti prêt ? En 2006/2007. Suite au succès rencontré par Gwo pwel…, je me sentais prêt à sortir mon premier essai. Toutefois, avoir un titre qui cartonne sur une compile n’est pas suffisant pour un album. Il fallait d’autres titres qui tiennent la route. J’avais déjà Krédi sé frè sézi et Ou ké rentré à pié (ndlr : 2006). C’était déjà pas mal. Alors j’ai travaillé dur sur sa réalisation et j’espère que le public éprouvera le même plaisir à l’écouter que j’ai eu à le concevoir…
Texte – Jérôme Rasaminana / Photos – David & Ernst St Aubin
Nouveau clip de TEDJEE MIZIK « SON Ka Désann' ! » http://www.youtube.com/watch?v=SU2MVYioBu4 Tedjee, auteur,compositeur, interprète, artiste de la nouvelle scène créole. Originaire de la Guyane. Retrouver le sur www.myspace.com/tedjee, Face book:Tedjee Dyrsen Son dernier clip est tiré de l'album « Rayon de lumière » http://itunes.apple.com/fr/album/rayon-de-lumiere/id350124330
Le chanteur d'origine dominicaine Jeff Joseph est décédé mercredi après-midi au CHU de Fort-de-France (Martinique), a-t-on appris auprès de la famille de l'artiste. Jeff Joseph est mort à l'âge de 58 ans des suites d'un accident vasculaire cérébral. Durant ses quarante années de carrière, le chanteur a fusionné les rythmes, du calypso au reggae en passant par le funk. Il fonda le groupe dominicain Grammacks dont il fut le chanteur emblématique, puis le groupe guadeloupéen Volt Face. Jeff Joseph a su traverser les modes et les tendances, se positionnant en chantre de la musique créole.