| SAMUEL PLACIDE - DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE | ||||
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Zouker.com : Lors de notre première rencontre à la Foire de Paris en 2010, tu as tenu des propos assez surprenants pour un artiste de zouk-kompa. Alors que la plupart des musiciens parlent avant tout de leur art, toi, ton sujet de prédilection est le business dans la musique et l’importance de l’image, pourquoi ?
Tu souffrais vraiment d’un problème d’image…
Souffrir, le mot est un peu fort. Je dirais qu’il fallait mettre l’accent sur la communication car je connaissais un manque à ce niveau. Autre exemple, Gwo pwel la ka manjé mwen. Énorme carton en Guadeloupe, Martinique, Guyane, Europe… Pour certaines personnes, ce titre était chanté par Jean-Luc Guanel, artiste que j’apprécie beaucoup. C’est en allant aux Antilles qu’ils ont su qui était le véritable interprète de cette chanson. C’est pour cela que j’ai mis ces deux titres dans mon album et que j’ai décidé de faire un vrai travail de communication en contactant les médias, les patrons de radio, les DJ’s… Comme je manque cruellement d’expérience dans le domaine de la communication, j’ai fait appel à des professionnels afin d’optimiser au maximum la visibilité de mon travail.
France Antilles TV, un hebdo TV à gros tirage aux Antilles, t’a mis en couverture l’année dernière, cela a-t-il aidé le public à mieux de connaître ? Même si ton album est paru l’année dernière, tu n’es pas un novice dans le milieu de la musique…
2003 a d’ailleurs été une bonne année pour toi ?
Oui très bonne ! J’ai composé la musique de Les Couleurs de l’amour de Christelle Rosette. Gros tube. Peggy Bajal a écrit le texte. L’histoire de Je crie ton nom est un peu singulière. A cette époque, je travaillais mes titres sur Atari. Moïz m’a aidé à passer sur PC. Je n’avais alors aucune connaissance de ce qu’était une carte son ou de comment installer un programme. Un jour, il m’a déclaré vouloir sortir un album. Je lui ai fait écouter une de mes compositions. Il a craqué dessus. Ainsi est né le tube Je crie ton nom qui a permis à Moïz d’être une grosse vedette du zouk en Afrique.
Ces deux titres étaient destinés à ton album…
Oui, c’est vrai ! Je commençais à travailler sur mon album solo. Auparavant, j’avais également composé pour des artistes comme Tina, Hervé Dachard, Peggy, bien sûr, Didier. Pour ce dernier, j’avais composé Ma Destinée, un titre qui a superbement bien marché à La Réunion. Je n’ai pas fait énormément de choses dans le zouk mais ma maigre contribution à cette musique a attiré un peu l’attention. Il y a des gens qui m’ont permis de réaliser cela, notamment Peggy Bajal et Steve Pierre-Louis, mes premiers producteurs. Nous avons cessé notre collaboration mais ça reste des gens qui m'ont permis d'être là où je suis en partie.
Malgré le succès rencontrés par ces deux titres, tu as attendu sept ans pour sortir ton album, pourquoi ? A partir de quel moment, tu t’es senti prêt ? Texte – Jérôme Rasaminana / Photos – David & Ernst St Aubin
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| Mis à jour ( Mardi, 03 Mai 2011 15:06 ) |







